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GérontoLiberté

Comment améliorer l’indice de satisfaction des patients

2 Décembre 2016, 06:07am

Publié par Louis Lacaze

Comment améliorer l’indice de satisfaction des patients

Le personnel soignant peut ne pas apprécier de se voir jugé par les patients dans les enquêtes de satisfaction. Ceux-ci sont-ils qualifiés pour se livrer à cet exercice ? Ont-ils même une vague notion de la charge de travail du personnel ?

Carol Raimondi, infirmière américaine souvent hospitalisée et opérée, s’est penchée sur la question.

Alors qu’une infirmière a choisi cette profession pour soulager les gens, elle doit prendre en compte de nombreuses priorités : compléter des fichiers informatisés, répondre au téléphone, courir d’un patient au suivant. Le besoin ressenti par le patient de se savoir suivi de près risque d’y perdre sa place en principe prépondérante

Carol Raimondi propose trois suggestions :

- Disposer des technologies le plus avancées et des meilleurs médecins demeure secondaire. Intéressez-vous à l’histoire du patient, pas simplement à sa pathologie. Ne vous contentez pas d’agir « parce qu’on a toujours fait comme ça », écoutez-le. Une patiente tricote : pour qui ? Que fait-elle dans la vie ?

- Soignez le contact visuel. Pas de coup d’œil rapide suivi d’une série de cases à cocher mais une conversation authentique où le patient va ressentir qu’on l’écoute. Tout cela ne prend que peu de temps mais accomplit des miracles dans la relation infirmière-patient. Carol Raimondi cite un exemple : une patiente a confié à une infirmière qu’elle adorait ses petits-enfants. Une autre infirmière entre dans la chambre et s’exclame : « il parait que vous avez des petits-enfants formidables ! ». La relation infirmière-patient se trouve alors totalement transformée.

- Rendez à la qualité des soins leur priorité. Malgré la pression subie, les tâches diverses à remplir, gardez en mémoire les raisons de votre présence ici : vous voulez soulager ceux qui souffrent, vous compatissez, vous êtes généreuse, vous n’allez tout de même pas laisser disparaitre vos qualités.

Barbara Jacobs, infirmière, reconnait l’importance de cette personnalisation du contact, apprécie le fait qu’il ne réclame que peu de temps ou de moyens financiers tout en améliorant le contact patient-personnel médical, mais elle a pu constater que des barrières intergénérationnelles pouvaient dresser des obstacles. Comment établir le contact quand on a 30 ans, que l’on vit à l’ère numérique avec Facebook et Twitter et que l’on se retrouve avec des personnes de 87 ans ? Elle a donc organisé des séances de formation pour amener le personnel à comprendre que la chambre 315 n’était pas simplement « la fracture de la hanche ». Cette qualité du contact peut avoir des effets inattendus : une infirmière était impatiente de rentrer chez elle pour rapporter à son grand-père qu’un malade de son service avait joué au rugby dans la même équipe que lui !

Sources :

Les problèmes d’audition ne doivent pas être négligés

29 Novembre 2016, 06:56am

Publié par Louis Lacaze

Les problèmes d’audition ne doivent pas être négligés

L’allongement de la durée de vie s’accompagne de problèmes de santé, dont la presbyacousie qui touche environ 60% de la population de plus de 60 ans et près de 80% des personnes de plus de 80 ans. Et seulement un malentendant sur cinq aux Etats-Unis utilise un appareil auditif.

Un malentendant aura tendance à s’isoler, devra affronter la solitude et ses graves conséquences sur la santé. De plus, Lin et Ferruci, auteurs américains, ont constaté qu’une perte de l’audition était accompagnée d’une augmentation du risque de chute multiplié par trois, de dépression, de déclin des capacités cognitives, d’un risque de démence doublé avec une perte de l’audition modérée, triplé avec une perte moyenne et quintuplé avec une perte de l’audition importante. Ils pensent que retarder l’utilisation d’appareils auditifs rend plus difficile, voire impossible le retour au niveau auditif d’origine : d’autres études suggèrent que les circuits nerveux concernant l’audition cessent d’être actifs pour apporter de l’aide à d’autres circuits, ceux de la vision par exemple.

Si les freins psychologiques peuvent expliquer la réticence des malentendants à se faire appareiller, les médecins considèrent trop souvent un problème d’audition comme une simple gêne accompagnant l’avancée en âge et non un problème médical. Le prix des appareils auditifs, nettement dissuasif, n’a curieusement pas baissé avec les progrès de l’électronique comme celui des téléphones, télévisions etc. En attendant une augmentation sensible des remboursements de la Sécurité Sociale et des mutuelles l’auteur de l’article suggère que des appareils auditifs puissent être testés et vendus à un prix raisonnable en pharmacie à côté du présentoir des lunettes pour presbytes légers.

Sources :

Visites d'un(e) bénévole en EHPAD pour les nuls

25 Novembre 2016, 06:56am

Publié par Louis Lacaze

Visites d'un(e) bénévole en EHPAD pour les nuls

Linda Watson, professionnelle de la santé, rappelle 7 règles de base qu’un visiteur peut garder en mémoire.

1 – Renseignez-vous avant d’entrer dans la chambre d’un résident que vous connaissez mal. Son état de santé peut, sinon interdire la visite, du moins la déconseiller.

2 – Mettez-vous à l’aise. Si vous portez un manteau, un vêtement chaud, enlevez-le. Prenez une chaise et installez-vous près du résident, vos yeux doivent être si possible au niveau des siens, maintenez un bon contact visuel.

3 – Coopérez avec le personnel. S’il entre dans la chambre pendant votre visite, n’attendez pas qu’on vous demande de sortir, posez immédiatement la question.

4 – Pensez à manifester les signes d’affection qui vous sont habituels (baisers, caresses).ou prenez la main, le bras de la personne. Vous pouvez d’abord proposer de faire le geste « est-ce-que je peux vous prendre la main ? ».

5 – Ne pas rechercher à tout prix l’originalité dans la conversation. Le temps qu’il fait, les nouvelles de personnes connues, l’actualité courante peuvent être très appréciés. Une pointe d’humour de temps à autre peut déclencher un sourire.

6 – Quelques fois, le silence est d’or. Ne pas chercher à combler les silences à tout prix. Pourquoi ne pas rester calmement assis, éventuellement écouter de la musique. Un résident faible, sous calmants, appréciera votre présence dans le calme.

7- En partant, ouvrez une perspective en faisant une promesse. Vous repenserez à tout ce que le résident vous a dit, vous reviendrez le voir. Attention : ne promettez que ce que vous pourrez réaliser.

Veiller à rester à l’écoute, à être naturel, votre visite sera une réussite.

Source :

Linda Watson Preparing for your visit with someone in hospice care http://www.kevinmd.com/blog/2012/02/preparing-visit-hospice-care.html