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GérontoLiberté

La gériatrie, une spécialité en voie de disparition ?

2 Mai 2017, 09:18am

Publié par Louis Lacaze

La gériatrie, une spécialité en voie de disparition ?

Ce titre provocateur a frappé les Américains, inquiets de voir que si l’espérance de vie a doublé au cours du XXème siècle, le nombre de spécialistes visant à construire une vie à la fois longue et de haute qualité n’avait pas suivi le mouvement.

Cette désaffection pour la discipline a reçu plusieurs explications. La gériatrie n’est pas jugée motivante parce qu’elle n’apporte pas de guérison définitive aux personnes âgées. Elle est financièrement moins rentable que d’autres spécialités. Elle exige une grande disponibilité  avec des consultations et entretiens avec les malades, des réunions de concertation avec le personnel médical, l’organisation de l’aide à domicile, les troubles mnésiques des patients.

Certains généralistes pensent que les gériatres ne sont pas indispensables puisque de leur côté ils soignent le diabète, l’hypertension et les troubles cardiaques. Pour ces praticiens, ces pathologies sont simplement plus nombreuses chez les personnes âgées.

Toutefois, certains troubles, tels que la démence ou l’état confusionnel causé par les médicaments ne se rencontrent pas chez les patients d’âge moyen. Les patients suivis par un gériatre séjournent moins longtemps dans les hôpitaux, présentent moins de complications, de chutes, d’escarres et d’infections urinaires. Il arrive souvent qu’un étudiant en médecine déclare s’être orienté vers la gériatrie parce qu’il a  dû assister impuissant à la souffrance d’un grand parent en fin de vie, ou au contraire a pu admirer l’efficacité du suivi apporté par un gériatre dans ces circonstances. L’auteur de l’article cite le cas d’un généraliste qui, après neuf ans de pratique, a suivi une formation de spécialisation en gériatrie pour reconnaitre « qu’il n’aurait jamais imaginé qu’il ignorait autant de choses jusque-là ».

Source :

KATIE HAFNERJAN.

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