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GérontoLiberté

Mère-fille : l’inversion des rôles ?

5 Septembre 2017, 05:57am

Publié par Bernard Pradines

Mère-fille : l’inversion des rôles ?

Il est coutumier d’évoquer l’inversion des rôles entre les mères et les filles lorsque les premières deviennent dépendantes des secondes. Cette considération a d’autant plus de pertinence que la mère souffre de troubles cognitifs, affectifs et motivationnels. La description de cette situation permet d’appréhender la directivité nouvelle effectuée par la fille sur sa mère. Au fond, il s’agit souvent d’une inversion d’un rapport de pouvoir, voire de domination.

Pourtant à y regarder de plus près, cette considération masque une autre réalité importante et fréquente : le retour de la fille au sein de sa famille originelle, de son cocon familial. Il s’en suit une éventuelle tension, voire un déchirement, entre l’attention portée à la nouvelle famille créée depuis l’union conjugale et celle destinée à l’ancienne qui se rappelle alors pleinement à elle. Pour mieux mesurer cette dimension, il convient de considérer en négatif ce qui advient lorsqu’il s’agit de belles-filles et non de filles, ce qui se traduit par des conséquences généralement différentes.

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MANTEAU René 05/09/2017 18:53

Je crois que l’on ne peut pas se focaliser uniquement sur l'inversion mère-fille. Ce phénomène est plus profond car ce sont les enfants garçons et filles qui prennent "le pouvoir" petit à petit sur leurs parents. Ainsi cela débute sournoisement par des avis "toi qui a fait des études", "toi qui dois savoir" ensuite par des conseils, des décisions à prendre importantes ou pas. Le temps passant petit à petit la responsabilité et la gestion de la "vie" des parents sont déléguées aux enfants prenant ainsi insidieusement le pouvoir sur leur proche. Cela se retrouve aussi "aidé" par l'administration dans les mesures de protection juridique (curatelle ou tutelle) où viennent s'ajouter la restriction et le contrôle de l'argent (une domination supplémentaire). Si l'administrateur contrôle sérieusement les personnes extérieures à la famille, il n'en est pas de même ou très rarement (sauf s'il y plainte) pour les membres de la famille qui gèrent les comptes des patients. Cela va beaucoup plus loin même pour les décisions médicales quand les enfants prennent parfois le dessus sur les parents en les influençant. A mon avis la solution passe une fois de plus par les directives anticipées. Il conviendrait d'élargir cette démarche en précisant : qui fait quoi ? Quand ? Quelles sont les limites ? En somme quel contrat familial ? Qui doit contrôler?
Qui est le "gardien " ? La famille? L'administration? Le médecin de famille? Le notaire? Je n'ai pas la réponse. Par contre je verrais bien l'introduction des directives anticipées sur la carte vitale sous le régime du volontariat.