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GérontoLiberté

La souffrance

25 Avril 2013, 06:59am

Publié par LN de Bruyne

La personne en souffrance sait ce qu’elle vit et a souvent l’authenticité de le révéler. Elle a autant de compétences que la personne qui est censée l’aider. Je conçois la relation d’aide comme une relation bijective dans une acceptation des faiblesses de chacun mais aussi de leurs énergies de vie.

La personne âgée en institution (ou pas, même) est fragilisée en grande partie par le rôle qu’on lui donne à jouer : exclue de la société, souvent abandonnée par sa famille ou bien conscientisée qu’elle représente une charge, reçoit des soins et bénéficie d’une prise en charge hygiénique, nécessités de base, occasions de communiquer, mais qui dans la plupart des cas ne sauraient suffire à vivre la vie.

Tout le monde et chacun peut mourir du jour au lendemain ; ne peut-on pas considérer comme un cadeau de la vie, de pouvoir approcher cette mort petit à petit ? Cela ne biffe en rien la compassion pour celle ou celui qui souffre dans son corps ou dans son esprit.

Une association d’accompagnement aux soins palliatifs s’appelle JALMALV : Jusqu'à La Mort J’Accompagne La Vie. Car c’est bien de cela qu’il s’agit.

J’ai écrit en un temps « Pour vivre bien, cultivons le bien mourir », et je pense que l’attention aux personnes âgées peut largement nous y aider.

Et les femmes ?

22 Avril 2013, 08:50am

Publié par Bernard Pradines

Extraits de cet article du New York Times du 16 mars 2013 que ma correspondante texane, infirmière, a bien voulu me transmettre :

Les femmes sont plus souvent atteintes d’affections douloureuses chroniques : deux fois plus de sclérose en plaques, deux à trois fois plus de polyarthrite rhumatoïde et quatre fois plus de syndrome de fatigue chronique que les hommes. Les maladies auto-immunes dans leur ensemble frappent trois fois plus les femmes que les hommes.

Selon l’Institut de Médecine des USA en 2011, la plainte algique féminine serait plus souvent négligée que celle des hommes. Les douleurs seraient plus aisément qualifiées d’émotionnelles, psychogéniques et donc “non réelles”.

En situation d’urgence, les femmes souffrant d’une douleur abdominale recevraient moins d’opioïdes après un délai plus long.

Source :

http://www.nytimes.com/2013/03/17/opinion/sunday/women-and-the-treatment-of-pain.html