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GérontoLiberté

En cas de grand froid

27 Février 2014, 13:54pm

Publié par Bernard Pradines

En cas de grand froid

D’après les extraits de trois textes de recommandations émanant de la Direction générale française de la Santé.

Chez les personnes âgées : il existe une diminution de la perception du froid, une altération des vaisseaux et de leur réactivité, une diminution de la masse musculaire qui rendent les personnes âgées vulnérables au froid.

Les personnes âgées présentant des troubles cardiaques, une insuffisance respiratoire, une difficulté à faire face aux activités de la vie quotidienne ou souffrant de maladie d’Alzheimer ou apparentées sont encore plus à risque.

Que conseiller ?

  • limiter les activités extérieures pour les personnes à risque,
  • éviter les efforts physiques,
  • couvrir les parties du corps perdant le plus de chaleur (tête, cou, mains et pieds) en cas de sorties,
  • s’assurer du bon fonctionnement des ventilations et des appareils de chauffage de la maison afin d’éviter tout risque d’intoxication au monoxyde de carbone,
  • ne pas installer de groupes électrogènes à l’intérieur de bâtiments,
  • prendre régulièrement des nouvelles des personnes âgées ou handicapées et/ou isolées du voisinage,
  • appeler le 115 si une personne sans abri se trouve dans la rue.

Les établissements médico-sociaux accueillant des personnes âgées ou des personnes handicapées doivent s’assurer de la mise en place de plans bleus et de la mise à disposition de dossiers de liaisons d’urgence. Ils sont également tenus d’assurer la sécurité des personnes hébergées en cas de défaillance énergétique en mettant en place les moyens ou mesures adaptés nécessaires.

Sources : Direction générale française de la Santé

http://www.sante.gouv.fr/qui-est-a-risque.html

http://www.service-public.fr/actualites/001053.html

http://www.sante.gouv.fr/IMG/pdf/Instruction_interministerielle_du_26_septembre_2013.pdf

De quand date votre dernier geste de bonté ?

23 Février 2014, 08:29am

Publié par Papi

 De quand date votre dernier geste de bonté ?

Friends of the elderly, association britannique de protection des personnes âgées, vient de communiquer les résultats d’un sondage qu’elle a commandé : de quand date votre dernier geste de bonté envers quelqu’un ? Neuf personnes sur dix déclarent qu’elles n’accomplissent un geste de bonté que rarement.

Pourquoi cette indifférence ? Les générations plus jeunes ont déclaré ne pas avoir le temps, manquer de courage pour établir le contact, ne pas savoir comment l’établir.

L’association rappelle que 450 000 personnes âgées passeront Noël isolées et recommande au public de faire un geste : céder une place assise, accompagner quelqu’un faire ses achats, téléphoner à une personne oubliée.

Son président espère que la diffusion de ce sondage incitera la population à s’intéresser au sort de leurs aînés en sachant qu’un simple geste de bonté, de gentillesse peut faire toute la différence.

Source : http://www.telegraph.co.uk/news/uknews/10489732/Nine-in-10-Britons-rarely-perform-a-simple-act-of-kindness.html

Innocent ou coupable ?

18 Février 2014, 11:57am

Publié par Papi

 Innocent ou coupable ?

Une infirmière, Karen Roush, expose dans un blog ses frustrations après le décès d’une malade qui pendant des années de soins a refusé de suivre les conseils hygiène de vie qui lui étaient donnés.

"Voir un malade qui refuse de tenir compte de nos recommandations provoque frustration, colère et tristesse. On ne peut pas obliger quelqu’un à perdre du poids, lui interdire l’alcool ou le tabac. Nous devons nous efforcer de comprendre les raisons de cette attitude et trouver les outils qui permettront au malade d’adopter un comportement différent. Alors que les gens en bonne santé choisissent de vivre sainement, certains malades adoptent un comportement inverse. C’est peut-être ce que les infirmières ont le plus de mal à accepter."

Ce thème a été l’objet de vives discussions en 2013 aux Etats-Unis à la suite du classement de l’obésité comme maladie, donc échappant en principe au contrôle de la personne affectée.

Le Dr Doug Olsen, professeur du Michigan State University College of Nursing et rédacteur du journal américain du personnel infirmier (AJN) souligne un certain nombre de points.

"Les médecins doivent respecter l’autonomie et les décisions que les patients peuvent prendre. Ceux-ci sont donc responsables de leurs actes, quelles que soient les conséquences. La relation soignant-patient sera perturbée. Certains soignants auront tendance à moins s’intéresser à un malade qui ne fait pas tout son possible pour améliorer son état : le malade se sentira marginalisé et critiqué. D’autres vont au contraire compenser le manque d’adhésion du malade en lui accordant un maximum d’attention : le malade ne sera pas tenté de modifier son comportement. Idéalement le comportement du personnel ne doit pas être influencé par l’attitude du malade, ce qui est rarement spontané et exige un certain entrainement.

Il n’est plus possible de diviser les malades en deux catégories, ceux qui sont d’innocentes victimes et ceux qui récoltent ce qu’ils ont semé. Des comportements aberrants peuvent se rencontrer majoritairement dans certains milieux, certaines régions. De toute évidence, de nombreux facteurs sont à prendre en compte, remettant en cause la notion de responsabilité.

L’attitude à adopter devra être nuancée, sans rigidité. Au lieu de se demander si le malade est responsable de sa souffrance ou s’il est une victime innocente, il est préférable de se demander : « que puis-je faire pour améliorer sa santé et apporter quelque chose de positif à la société dans son ensemble ? »

Sources :

http://ajnoffthecharts.com/2013/07/15/when-loved-ones-and-patients-dont-choose-life/

http://ajnoffthecharts.com/2013/07/11/obesity-as-disease-and-the-health-care-cultures-take-on-personal-responsibility-and-suffering/

Lecture suggérée :

http://well.blogs.nytimes.com/2013/07/12/blaming-the-patient-then-asking-forgiveness (Acte de contrition public d’un médecin qui regrette d’avoir critiqué le comportement d’un malade, suivi de nombreux commentaires).