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GérontoLiberté

Maladie d’Alzheimer et langage parlé. Une corrélation ?

28 Juillet 2015, 09:43am

Publié par Bernard Pradines

Aloïs Alzheimer (photo publiée sur Wikipedia)

Aloïs Alzheimer (photo publiée sur Wikipedia)

Reconnaître les tout premiers signes de démence dès leur apparition intéresse les chercheurs qui espèrent découvrir des traitements susceptibles d’interrompre du moins de ralentir l’évolution de la maladie. Les docteurs Benisha et Julie Liss, chercheurs à l’université de l’Arizona, spécialistes du langage parlé ont créé des algorithmes permettant d’analyser l’évolution du langage d’une personne : la communication orale est un processus complexe et fragile affecté par la moindre atteinte du cerveau.

Pour disposer d’un corpus suffisant, les chercheurs ont choisi de s’intéresser aux 46 interventions publiques du président Reagan, victime de la maladie d’Alzheimer, et parallèlement, aux 101 interventions publiques du président Bush qui n’a pas été touché par la maladie.

Le langage du président Bush n’a pas évolué pendant qu’il exerçait ses fonctions tandis que dans celui du président Reagan il a été noté une diminution de  l’utilisation d’un vocabulaire précis, des répétitions, des contradictions, un manque de concentration.

Cette technique de recherche, jugée “hautement innovante” par des confrères des auteurs de l’étude  pourrait servir de signal d’alarme et faciliter le diagnostic de la maladie d’Alzheimer et d’autres troubles neurologiques. Elle devra porter sur un échantillon plus large pour en apporter la preuve définitive.

Notons au passage que des chercheurs canadiens se sont livrés au même exercice sur les ouvrages d’auteurs âgés et ont pu noter une évolution caractéristique de leur style d’écriture chez ceux connus pour avoir été victimes de la maladie d’Alzheimer.

Sources :

Parsing Ronald Reagan’s Words for Early Signs of Alzheimer’s By LAWRENCE K. ALTMAN, M.D.MARCH 30, 2015

http://www.nytimes.com/2015/03/31/health/parsing-ronald-reagans-words-for-early-signs-of-alzheimers.html?emc=edit_tnt_20150330&nlid=67268624&tntemail0=y  

How Ronald Reagan’s Speeches Could Help Diagnose Alzheimer’s Disease

http://news.health.com/2015/04/01/ronald-reagan-alzheimers-disease

Tracking discourse complexity preceding Alzheimer's disease diagnosis: a case study comparing the press conferences of presidents Ronald Reagan and George Herbert Walker Bush. (résumé)

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25633673

L’étude a été publiée dans The Journal of Alzheimer’s Disease. 

Il n'est jamais trop tard !

21 Juillet 2015, 09:32am

Publié par Papi et Bernard Pradines

Il n'est jamais trop tard !Il n'est jamais trop tard !

Le Journal International de Médecine (JIM) évoque le 23 mai 2015 la vie d’une centenaire allemande victime de ses origines aux temps sombres de notre histoire européenne. Après avoir été récusée par l’Université de Hambourg en 1938 sur des critères dits « raciaux »,  Ingeborg Rapoport a enfin pu soutenir sa thèse. Ainsi, à 102 ans, elle est la plus vieille diplômée du monde.

 

Source : http://www.jim.fr/medecin/jimplus/insolite/e-docs/elle_aura_tant_vecu_pour_laver_cette_infamie_152272/document_jim_plus.phtml

Vague de chaleur : dangers particuliers

15 Juillet 2015, 19:27pm

Publié par Bernard Pradines et Papi

A partir d’une publication récente (source NIH) librement adaptée, nous avons tenté de lister les facteurs qui augmentent le risque de présenter un coup de chaleur ou une hyperthermie mortelle en cas de vague de chaleur chez la personne âgée :

  • La déshydratation souvent surestimée quant à sa dangerosité par rapport à l’indispensable rafraîchissement environnemental et corporel très préoccupant quand on vit seul sous les toits d’une grande ville, sans climatisation. Lors de la vague de chaleur de Chicago en 1995, une panne électrique a interdit l’usage des climatiseurs. Par ailleurs, les bouches d’incendie avaient été ouvertes pour s’asperger dans la rue, ce qui avait empêché l’eau de parvenir aux étages supérieurs les plus exposés. A l’inverse, le risque d’une surhydratation préventive n’est pas nul, en particulier chez des personnes utilisant des diurétiques : ainsi la dilution du sodium peut s’ajouter à sa déperdition pour créer des désordres métaboliques bien connus pour leur retentissement neurologique.
  • L'hypertension artérielle.
  • Des pathologies cardiaques, pulmonaires ou rénales ainsi que toutes les maladies qui causent faiblesse et fièvre. Sans oublier le risque accru du fait des troubles cognitifs qui empêchent des adaptations rationnelles à la chaleur.
  • La consommation de nombreux médicaments ou des mesures diététiques  telles qu’un régime restrictif en sel.
  • La réduction de la sudation causée par des traitements tels que les diurétiques, les sédatifs, les tranquillisants et certaines médications à visée cardiaque ou antihypertensive. Ajoutons-y le rôle néfaste des neuroleptiques sur la régulation thermique  corporelle.
  • Les changements cutanés liés à l’âge tels qu’une circulation sanguine altérée ou des glandes sudoripares inefficaces.
  • Le fait d’être en surpoids ou au contraire en poids insuffisant.
  • L’usage de l’alcool.

Sources :