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GérontoLiberté

Les français(e)s âgé(e)s et le Front National

29 Novembre 2015, 06:31am

Publié par Bernard Pradines

Cliché en lien avec la source citée ci-dessous.

Cliché en lien avec la source citée ci-dessous.

En ces temps d’élections, un cliché a la vie dure. Du fait de leur réputation conservatrice et sécuritaire, il serait imaginable que les personnes âgées françaises votent préférentiellement pour le Front National ; or, il n’en serait rien si l’on en croit Serge Guérin et Emmanuelle Rivière en mai 2014.

Comment expliquer une telle distorsion apparente ? Voici leur hypothèse :

« Pour saisir la singularité du vote des plus âgés, il faut cesser de penser en termes d'âge, pour penser en termes de génération. Ce qui était déjà la leçon de Karl Mannheim, il y a près d'un siècle. Les freins au vote FN peuvent s'expliquer en large partie, en effet, par l'expérience historique et politique de cet électorat âgé né pendant ou juste après la guerre, qui a connu le conflit algérien et vu se développer le discours et les provocations extrêmes de Jean-Marie Le Pen. Cela explique, sans doute, pourquoi cette tranche d'âge est la plus nombreuse (57% pour 50% en moyenne) à considérer que le Front national représente un danger pour la démocratie. La stratégie de dédiabolisation du FN mise en œuvre par Marine le Pen se heurte à une génération qui a de la mémoire... »

Source : http://www.huffingtonpost.fr/serge-guerin/vote-fn-seniors_b_4947894.html#

Le placement : d’abord un déplacement historique

27 Novembre 2015, 06:26am

Publié par Bernard Pradines

Longtemps après la fin du paléolithique, les humains sont-ils encore des perpétuels nomades ? Après être nés pendant des siècles dans des maisons individuelles, nous voici naissant dans des établissements de soins publics ou privés, surtout depuis la fin de la deuxième guerre mondiale en France.

Nouvelle bougeotte : depuis le début des années 1970, nous voici enclins à finir nos jours dans des établissements d’hébergement et de soins publics et privés. De là, nous sommes encore un quart des « résidents » à rejoindre un hôpital ou une clinique pour nos derniers instants (Observatoire National de la Fin de Vie, rapport 2013). 

Ainsi, le placement est-il d’abord un déplacement historique, individuel et collectif, une sorte de déménagement qui nous fait voir le jour et le quitter hors de chez nous dans environ 60 % des cas. Une nouvelle manière de vivre les extrémités de nos vies. 

Rien ne semble arrêter le mouvement malgré les efforts réalisés ici et là. Devons-nous résister à cette tendance ou bien nous y adapter en faisant de cette nécessité une vertu, une fois de plus ?