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GérontoLiberté

EHPAD : privatisation progressive

31 Mars 2017, 05:19am

Publié par Bernard Pradines

Encore une illustration de l’évolution de notre société. On assiste au développement des chaines d’EHPAD comme il existe des chaines d’hôtel. Voici un extrait du document récent de France Alzheimer relatif aux propositions pour la présidentielle :

 « Actuellement, les EHPAD disposent d’une capacité d’accueil de près de 600 000 lits (environ 570 000 places en hébergement permanent, 8 600 places en hébergement temporaire et 8 000 places en accueil de jour), soit 99 lits pour 1 000 personnes de 75 ans ou plus. Le statut juridique le plus représenté en nombre d’établissements est le secteur public avec 43 % des EHPAD, suivi du secteur privé à but non lucratif (31 %), et du secteur privé commercial (26 % des EHPAD). Néanmoins, 39,1 % des places d’hébergement créées entre 1990 et 2014 sont implantées dans des EHPAD privés à caractère commercial. Un chiffre qui témoigne de la part de plus en plus importante que prend actuellement ce profil de gestionnaire dans le paysage global des EHPAD. »

Source :

Douleur et « virage ambulatoire »

24 Mars 2017, 06:51am

Publié par Bernard Pradines

Douleur et « virage ambulatoire »

La pratique de l’écriture s’est généralisée dans notre pays. Les soignants de toutes professions écrivent de plus en plus sur papier et surtout sur ordinateur. Ceci se justifie par la nécessité  d’assurer une transmission de qualité et une traçabilité qui permettra surtout d’étudier un dossier et d’en rendre compte en cas de litige. D’où une charge de travail accrue et une présence moindre auprès des patients.

Pourtant, certaines pratiques échappent à cette considération. Je voudrais ici en citer une dont j’ai été témoin.

Un patient se plaint de douleurs en salle dite « de réveil » après une intervention chirurgicale. Il lui est immédiatement administré un opioïde, à savoir de la morphine injectable. Plus tard, le patient se plaint à nouveau bien que ses cris aient cessé. Malgré le délai écoulé depuis l’injection, il lui est objecté qu’il ne pourra pas sortir de l’établissement au cours de l’après-midi comme prévu si l’on continue à lui administrer cet opioïde.

Autrement dit, c’est la disposition administrative qui prévaut et non la lutte contre la douleur chez ce patient.

Ethique, où es-tu ?

Maltraitance : parlez-en à votre coiffeur !

21 Mars 2017, 06:41am

Publié par Louis Lacaze

Depuis le 1er janvier les coiffeurs de l’état de l’Illinois remplissent une fonction inattendue précédée d’une formation particulière leur permettant de repérer les traces de maltraitance sur leurs clientes et clients, puis de les amener à se confier. Ils pourront éventuellement signaler les cas de maltraitance aux services compétents sans courir le risque d’être poursuivis en justice mais chercheront surtout à inciter les victimes à contacter directement les services concernés.

Beaucoup de femmes considèrent un salon de coiffure comme un lieu sécurisé où elles se retrouvent en communauté. Elles peuvent faire à leur coiffeur des confidences qu’elles ne feraient à personne d’autre. La conversation peut durer des heures, accompagnée d’un contact physique très personnel qui ne se rencontre que dans très peu de professions et crée un lien très particulier entre le professionnel et la clientèle.

Les boxeurs et autres adeptes de sports violents sont loin d’être les seuls à souffrir des coups qu’ils ont reçus. Un conjoint violent peut frapper son épouse à la tête pour ne pas laisser de marques visibles. Les conséquences de ces actes de violence sont maintenant connues : instabilité psychologique, sautes d’humeur, altération de la personnalité, perte de mémoire, démence. Elles apparaissent clairement lors de l’examen du cerveau au cours d’une autopsie. Le Dr Jacquelyn Campbell, professeur de médecine insiste pour qu’une patiente qui se présente avec un œil « au beurre noir » soit systématiquement soumise à des tests et examens neurologiques pour vérifier si le cerveau a été touché.

Sources :

Kastalia Medrano :