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GérontoLiberté

Les robots ne remplaceront jamais totalement les médecins

29 Décembre 2017, 06:45am

Publié par Louis Lacaze et Bernard Pradines

Les robots ne remplaceront jamais totalement les médecins

Première mondiale : le robot Xiaoyi a passé avec succès l'épreuve écrite du concours national de médecine en Chine. Il n'a eu besoin que d'une heure pour passer l'examen normalement prévu sur dix heures. Ce robot pourrait être déployé dans toute la Chine dès mars 2018.

 

 

Les robots savent lire les électrocardiogrammes. Ils savent interpréter un cliché pulmonaire. Leurs algorithmes vont décider quel traitement doit être proposé. Le médecin est désormais en droit de se demander ce qu’il peut faire qu’un robot ne peut pas faire.

 

Une des premières réponses qui vient à l’esprit c’est de réconforter un être humain, un alter ego. En règle générale les patients n’acceptent pas de recevoir le réconfort d’une machine ni qu’elle lui récite les risques et les chances de succès d’un traitement. Ils désirent un contact avec un autre être humain qui leur apporte une présence, une écoute, un contact authentique. Le patient peut venir pour être rassuré, apprécier l’attention qu’on lui accorde et repartir soulagé.

 

L‘ordinateur, même doté d’un haut niveau d’intelligence artificielle, ne présentera jamais un visage, un sourire, une complicité, la chaleur d’un contact avec un autre être humain alors que les patients désirent se sentir écoutés, compris, respectés.

 

Sources :

Attention fauteuil !

26 Décembre 2017, 06:18am

Publié par Christiane Réal

Le choix des fauteuils doit être adapté aux besoins des personnes âgées dépendantes. L’entreprise commercialisant les fauteuils n’a pas obligatoirement effectué des tests avant la mise en vente. Une grosse commande groupée et inadaptée peut alors s’avérer catastrophique. Le risque de chute s’accroît. Exemple : si l’accoudoir est trop bas situé, une chute sur le côté devient possible, voire probable.

Les circonstances en sont bien connues ; la somnolence est liée à l’apathie, à la consommation de médicaments psychotropes ou encore tout simplement à l’asthénie dans un contexte fréquent de fatigue chronique. Il vaudrait mieux parler d’épuisement tant la station prolongée au fauteuil peut être accablante pour les plus vulnérables. Une autre raison habituelle en est tout simplement une hypotension orthostatique méconnue chez des patients qui ne sont plus soumis à leurs conditions de vie et à l’alimentation qui leur étaient coutumières ; pourtant, le traitement antihypertenseur n’a pas été forcément diminué pour autant. Dramatique quand on sait que le personnel ne peut pas surveiller en permanence les assoupissements dans les fauteuils.

Confronté à une fracture de l’extrémité  supérieure du fémur ou à toute autre lésion dans  de telles circonstances, il ne vous restera plus qu’à cacher ou à déformer la vraie cause auprès des familles.

Médecins et magiciens : moins différents qu’on pourrait croire

22 Décembre 2017, 06:12am

Publié par Louis Lacaze

Médecins et magiciens : moins différents qu’on pourrait croire

On peut imaginer qu’au cours des temps lointains et encore actuellement dans certaines civilisations apporter des soins médicaux n’était guère éloigné de la magie et de la sorcellerie. Après 35 ans de pratique, le Dr Robert Baker, à la fois gastroentérologue et magicien amateur, estime que les deux disciplines présentent un certain nombre de points communs.

 

Les médecins, tout comme les magiciens, estiment posséder des connaissances ignorées du commun des mortels. Au cours de leur activité, ils portent des vêtements caractéristiques de leur fonction. Ils utilisent un langage particulier, manipulent des accessoires classiques, soit le stéthoscope soit le chapeau d’où sortira le lapin.

 

Une réflexion plus poussée montre que les deux professions jouent sur la confiance de leur public, son imagination et l’illusion. Le public du magicien imagine que ce qu’il voit est réel. Le docteur espère gagner la confiance de son patient qui se sent souvent déjà mieux à la fin de la consultation alors qu’il n’a pas commencé son traitement.

 

Où commence l’illusion, autrement dit la tromperie ? Le médecin commence par se tromper lui-même en pensant parfaitement connaître le corps humain dans son infinie complexité. Il lui arrive de s’extasier devant l’efficacité de sa prise en charge d’un patient alors que le corps humain a des capacités d’auto-guérison impressionnantes.

 

Médecins et magiciens doivent rester modestes. Le magicien sait qu’il ne transformera jamais le roi de pique en as de trèfle et ne lira jamais dans l’esprit d’un membre de son public. Le médecin ne doit jamais penser que ses connaissances médicales lui apporteront automatiquement une solution au problème posé par un patient. Cette attitude lui permettra d’avancer sur le chemin de la connaissance.

 

Source :

 

Dr Robert Baker