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GérontoLiberté

Le manque de gériatres

14 Septembre 2017, 10:37am

Publié par René Manteau

Le mercredi 13 septembre 2017, au JT de FR3.

Après l'insipide publicité :

Comparer un hôpital à un hôtel relève de l’utopie

12 Septembre 2017, 05:03am

Publié par Louis Lacaze et Bernard Pradines

Comparer un hôpital à un hôtel relève de l’utopieComparer un hôpital à un hôtel relève de l’utopie

 

Dans un souci d’apparaître sous un meilleur jour, certains acteurs du secteur hospitalier aux USA ont avancé des comparaisons entre les hôtels et les hôpitaux.

Si les hôtels et les hôpitaux visent un but commun, offrir la meilleure qualité de service possible à leurs résidents, leurs modes de fonctionnement  présentent de sérieuses différences.

 

Si pratiquement tout le monde apprécie de pouvoir séjourner dans un hôtel, synonyme en général de déplacement, de voyage, d’évasion, on ne se rend dans un hôpital que contraint et forcé.

 

Le niveau des prestations d’un hôtel dépend de la somme que le résident accepte de verser tandis que le financement d’un établissement hospitalier est sous le contrôle de divers organismes et bénéficie éventuellement de leur contribution.

 

Apporter un maximum de satisfaction aux résidents est naturellement un objectif premier dans les deux catégories. Toutefois, dans un établissement hospitalier l’intérêt du patient ne correspond pas toujours à ses désirs. Il n’est pas qualifié pour juger du bien fondé des soins qu’il reçoit, il peut se voir refuser des antidouleurs, des somnifères etc. Le personnel est en sous effectif, les décisions qu’il doit prendre peuvent être lourdes de conséquences, l’ambiance générale ne fait pas du résident un client roi.

 

Comparer un hôpital à un hôtel revint à comparer une pomme à une orange. Autrement dit on ne doit comparer que ce qui est comparable.

Source :

Benjamin Levin  

Dignité : un débat sans fin

8 Septembre 2017, 05:16am

Publié par Bernard Pradines

J’ai déjà évoqué l’interminable débat sur la dignité. Les philosophes nous apportent bien des réponses et débattent essentiellement  de l’aspect ontologique (dignité en soi, inaltérable) ou bien du caractère fragile de l’individu isolé qui peut être déclaré indigne. Ma « préférence » va clairement vers cette deuxième hypothèse.

Pour moi, la dignité des individus est une caractéristique relative à la définition qu’une société lui confère dans un lieu et une époque donnée.

Autrement dit, certaines catégories de la population peuvent être déclarées indignes, au pire indignes de vivre comme ce fut le cas envers les Arméniens ou le Juifs au XXème siècle.

Sans atteindre de telles extrémités, il est possible de hiérarchiser la dignité selon les nécessités historiques du temps. Celles et ceux qui entourent les personnes âgées  devraient avoir en tête que l’impensable peut devenir quotidien. Tout affaiblissement de la solidarité collective peut déboucher sur des atteintes souvent sournoises à la dignité des plus faibles d’entre nous.

Ainsi, la vigilance citoyenne devrait être intégralement liée au travail de soignant et d’aidant.