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GérontoLiberté

Articles avec #directives anticipees

Questionnaire anonyme, à remplir en ligne, relatif aux soins palliatifs

22 Juin 2017, 05:36am

Publié par Bernard Pradines

Décès médicalement assistés ou soins palliatifs. Une question de choix ?

17 Mars 2017, 06:29am

Publié par Louis Lacaze

En septembre 2015, l’Etat de Californie et le Royaume-Uni ont examiné un projet de loi pratiquement identique visant à autoriser les décès médicalement assistés. Le projet a été voté en Californie et rejeté au Royaume-Uni. Les médecins américains ont recherché des explications permettant de comprendre cette approche variable de la fin de vie dans des pays différents.

Tout d’abord, ils ont noté qu’historiquement les Américains considèrent avec une certaine méfiance le gouvernement, l’administration, les soins médicaux de plus en plus complexes et  agressifs. Ils mettent en avant la liberté individuelle et la possibilité de faire des choix personnels jusqu’à la fin de la vie.

Des études ont montré que cette approche où l’autonomie du malade est prioritaire reléguait au second plan les soins palliatifs dans les établissements de santé.  Les malades ne recevaient que peu d’informations sur les soins disponibles, les médecins négligeaient leur devoir d’informer et de guider leurs patients et couraient le risque de les abandonner alors qu’ils étaient particulièrement vulnérables.

Les Britanniques ont une expérience des soins palliatifs déjà ancienne et jugent que se tourner vers le suicide assisté est un constat d’échec. Logiquement, ils ont donc refusé une solution qu’ils considéraient de facilité pour veiller en priorité à apporter un soutien médical et psychologique de qualité aux malades.

L’auteure de l’article présenté ici a pu noter que, dans les états américains autorisant les décès médicalement assistés, il n’y avait que peu de demandes, qu’il était parfois difficile de trouver un médecin acceptant de prescrire un produit mortel. Elle pense que la recherche d’une mort digne ne passe pas obligatoirement par  l’autorisation du suicide médicalement assisté mais plutôt par la mise à la disposition de tous d’une infrastructure de soins palliatifs de qualité.

Une contribution du Dr Laura Petrillo aborde le problème sous un angle  différent : revient-il au praticien de prendre les devants ? La question se pose surtout pour les malades qui n’ont pas rempli de directives anticipées, ceux qui ne se retrouvent pas sur un pied d’égalité avec leur médecin. Soit ils se sentiront sécurisés puisque celui-ci aborde librement le sujet, soit ils se sentiront abandonnés, auront l’impression que leur vie n’a que peu de valeur, que l’avenir est si sombre qu’une mort rapide est préférable. Un dernier élément doit être pris en compte : le système de valeurs du praticien  ne correspond pas obligatoirement à celui du patient, même s’il présente un profil permettant d’envisager un décès médicalement assisté.

Source :

Elizabeth Dzeng 

Dr Laura Petrillo MD 

Où ranger ses directives anticipées ?

10 Juillet 2015, 09:34am

Publié par Papi

Où ranger ses directives anticipées ?

En 2000 aux USA, 47% des personnes âgées de plus de 60 ans décédées avaient rédigé des directives anticipées, leur nombre a atteint 72% en 2010. Cette progression ne doit pas occulter les difficultés que rencontre leur application.

Il peut arriver que les directives soient noyées dans le dossier médical et le praticien ne les découvre que trop tard. Parfois elles sont déposées chez un notaire qui n’est pas informé de la détérioration de l’état de santé de son client. D'autres fois, elles ont été rangées dans un coffre à la banque et vont y rester jusqu’au règlement de la succession. La plupart du temps, leur auteur les conserve à son domicile sans informer sa famille de leur existence ou sans préciser à quel endroit elles ont été rangées. S’il est victime d’un accident grave et se retrouve hospitalisé, il sera difficile de les retrouver en temps voulu.

Les médecins leur trouvent toutefois une utilité indéniable : elles incitent les personnes âgées à aborder avec leur médecin traitant, la famille, les amis la grande question : jusqu’à quel point la vie vaut-elle la peine d’être vécue ? Ensuite elles peuvent rédiger leurs directives anticipées. Encore faut-il que le personnel soignant soit en mesure d’en prendre connaissance ! Sinon elles ne servent strictement à rien.

Source :

Un article de Paula Span du New-York Times : The trouble with advance directives

http://www.nytimes.com/2015/03/17/health/the-trouble-with-advance-directives.html?emc=edit_tnt_20150313&nlid=67268624&tntemail0=y

L’image a été empruntée à l’organisme suivant : The Hamilton County Mental Health and Recovery Services Board