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GérontoLiberté

Articles avec #geriatrie

Qui peut croire que le médecin a remplacé Dieu ?

16 Mai 2017, 05:44am

Publié par Bernard Pradines

Dans un article récent, le philosophe André Comte-Sponville avance l’argument bien connu de la divination de la médecine et des médecins ayant progressivement remplacé le Dieu classique du monothéisme ou l’un de ceux des polythéismes.

Pour ma part, je suis très sceptique quant à cette conception, même si j’en partage certaines conclusions. Par exemple celles du philosophe précité qui nous indique ce qui suit :

« A mesure qu'on en demande trop, on ne peut qu'ouvrir la porte à la déception. Les gens voudraient au fond que la médecine les empêche de vieillir, de mourir. Mais rêver de ce pouvoir est illusoire. Quand bien même le progrès nous ferait demain vivre mille ans, il faudra bien mourir ! La mort fait partie de la vie, et une partie de la sagesse humaine consiste à l'accepter. » 

Toutefois, bien des arguments plaident contre la divination du médecin :

  • vous allez voir votre médecin. Qui a vu Dieu à l’exception de quelques rares privilégiés tels que Paul de Tarse ou Bernadette Soubirous ?
  • je ne sais pas que le médecin puisse promettre à quiconque la vie éternelle après la mort terrestre. Pas davantage la réincarnation.
  • je n’ai pas vu de pèlerinage devant quelque officine ou hôpital que ce soit, même si la médecine est censée « faire des miracles ». » Le trottoir devant ma maison demeure désespérément vide.
  • quant à racheter vos fautes et péchés par la rédemption, veuillez-vous adresser ailleurs, je suis parfois un peu rigide.
  • enfin, malgré mes efforts, je n’ai jamais réussi à pouvoir prétendre à la béatification, de mon vivant ou après ma mort, bien que certains disent que, ma modestie en souffrant terriblement, je cache bien mon auréole.

Amen.

Référence :

Comment bien vieillir ?

12 Mai 2017, 17:32pm

Publié par Bernard Pradines

Comment bien vieillir ?

L’invité du 13 heures du journal de France 2 du 20 avril 2017 était  Christophe Trivalle. Il explique comment faire rimer bien vieillir et plaisir dans son livre "101 conseils pour être bien dans son âge et dans sa tête".

Vidéo : faire dérouler la page en lien ci-dessous vers le bas.

Référence de l’ouvrage :

La gériatrie, une spécialité en voie de disparition ?

2 Mai 2017, 09:18am

Publié par Louis Lacaze

La gériatrie, une spécialité en voie de disparition ?

Ce titre provocateur a frappé les Américains, inquiets de voir que si l’espérance de vie a doublé au cours du XXème siècle, le nombre de spécialistes visant à construire une vie à la fois longue et de haute qualité n’avait pas suivi le mouvement.

Cette désaffection pour la discipline a reçu plusieurs explications. La gériatrie n’est pas jugée motivante parce qu’elle n’apporte pas de guérison définitive aux personnes âgées. Elle est financièrement moins rentable que d’autres spécialités. Elle exige une grande disponibilité  avec des consultations et entretiens avec les malades, des réunions de concertation avec le personnel médical, l’organisation de l’aide à domicile, les troubles mnésiques des patients.

Certains généralistes pensent que les gériatres ne sont pas indispensables puisque de leur côté ils soignent le diabète, l’hypertension et les troubles cardiaques. Pour ces praticiens, ces pathologies sont simplement plus nombreuses chez les personnes âgées.

Toutefois, certains troubles, tels que la démence ou l’état confusionnel causé par les médicaments ne se rencontrent pas chez les patients d’âge moyen. Les patients suivis par un gériatre séjournent moins longtemps dans les hôpitaux, présentent moins de complications, de chutes, d’escarres et d’infections urinaires. Il arrive souvent qu’un étudiant en médecine déclare s’être orienté vers la gériatrie parce qu’il a  dû assister impuissant à la souffrance d’un grand parent en fin de vie, ou au contraire a pu admirer l’efficacité du suivi apporté par un gériatre dans ces circonstances. L’auteur de l’article cite le cas d’un généraliste qui, après neuf ans de pratique, a suivi une formation de spécialisation en gériatrie pour reconnaitre « qu’il n’aurait jamais imaginé qu’il ignorait autant de choses jusque-là ».

Source :

KATIE HAFNERJAN.