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GérontoLiberté

Articles avec #respect

Mais où sont les médecins d’antan ?

11 Juillet 2017, 05:01am

Publié par Louis Lacaze

Mais où sont les médecins d’antan ?

Les progrès impressionnants de la médecine ne doivent pas masquer les souvenirs empreints de nostalgie qu’on entend chez les seniors qui plongent dans leur passé. Un inventaire de leurs remarques peut donner à réfléchir.

Le médecin d’autrefois prenait une chaise et s’installait auprès du patient, le regardait dans les yeux, posait des questions ouvertes qui n’appelaient pas des oui et non comme réponses. Il laissait au patient la possibilité de s’exprimer, de poser des questions. Il ne tapotait pas en permanence son téléphone, son ordinateur ou sa tablette.

Autrefois le médecin n’était jamais pressé tandis que maintenant il donne toujours l’impression de faire une course contre la montre.

On pouvait voir que le médecin réfléchissait à votre problème, établissait un diagnostic et prenait le temps de tout vous expliquer.

Le médecin consacrait le temps nécessaire à vous examiner, se faisait une opinion de votre état de santé sans vous soumettre à des quantités d’analyses et d’examens complémentaires.

Le médecin vous connaissait, comme il connaissait toute votre famille, sans avoir recours à un ordinateur pour enregistrer un maximum d’informations sur votre personne.

Le médecin était libre et indépendant. Aucune armée de fonctionnaires ne le contrôlait en permanence.

Surtout, il n’était pas collé à l’écran d’un ordinateur. Les patients n’étaient ni des pavés d’écriture ni des cases à cocher. S’il est possible un jour de permettre aux médecins et aux infirmières de passer moins de temps devant les écrans et davantage auprès des patients, tout le monde sera gagnant.

La vieille école avait du bon. Avancer ne doit pas empêcher de se tourner vers le passé, les anciens ont bien des choses à nous apprendre.

 

Source :

Dr Suneel Dhand

Un scandale sinon rien !

23 Juin 2017, 05:33am

Publié par Bernard Pradines

L’évocation des maltraitances reste délicate, voire impossible, dans la plupart des situations réellement vécues. Pourtant, chacun d’entre nous peut devenir maltraitant.

Dénoncer, c’est cafter, ce qui est mal vu, voire dangereux, depuis l'école maternelle. Les peines prévues par le code pénal sont d’une telle sévérité que tout témoin hésitera à franchir le Rubicon. Dénoncer, c’est trahir, c’est prendre le risque de la fermeture d’un établissement avec les problèmes d’emploi pour les personnels et de relogement pour les résidents et leurs familles. Il conviendra donc de « laver le linge sale en famille » et de ne pas « scier la branche sur laquelle on est assis ». Surtout par ces temps de chômage massif. Si la non-assistance à personne en danger et le non-signalement des faits sont punis par la loi, la crainte de la « dénonciation calomnieuse » peut être dissuasive si des preuves a posteriori ne peuvent pas être facilement établies.

Ainsi peuvent s’expliquer les scandales dont la presse se fait régulièrement l’écho : il n’y a pas de juste milieu avec la reconnaissance sereine du risque permanent et généralisé de maltraitance. Non, ce sera le scandale sinon rien.