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GérontoLiberté

Articles avec #soins palliatifs

Appel de Médecins Sans Frontières au secours des EHPAD

13 Novembre 2020, 06:29am

Publié par Bernard Pradines

Soins de Longue Durée : un texte qui n’a pas pris une ride

13 Octobre 2020, 05:21am

Publié par Bernard Pradines

Soins de Longue Durée : un texte qui n’a pas pris une ride

Extrait  « …la mission du SLD est celle d’un soin palliatif au long cours non pour des « dépendants » stables, mais pour tous les syndromes incurables que l’on peut rencontrer en gériatrie : démences avancées, apraxiques, dénutries, infectées; hémiplégies flasques grabataires, escarrifiées, infectées, déprimées; quadriplégiques; parkinsons non équilibrés; broncho-pneumopathie chronique obstructive en dyspnée permanente; artérites critiques aux plaies à panser interminablement; insuffisances cardiaques chroniques instables. Ces malades sont multi-pathologiques, multi-déficitaires, multi-traités. Leur recrutement correspond à peu près à celui des hospices américains, alors que celui des EHPAD correspond à celui des Nursing Homes américaines.

 

Ces malades complexes ont gardé leur humanité, des capacités restantes de joie et de souffrance. Ethiquement et légalement ils ont droit comme tout autre citoyen à recevoir les soins nécessités par leur état, même si l’objectif de ces soins est d’assurer un certain confort de vie et non de guérison… Ces structures ont aussi à assurer les soins palliatifs terminaux lorsque la fin de vie arrive. »

 

Source : Moulias Robert, « Rôle des soignants en soins de longue durée », Gérontologie et société, 2003/1 (vol. 26 / n° 104), p. 23-34. DOI : 10.3917/gs.104.0023.

 

Article complet paru en numérique en 2009 :

https://www.cairn.info/revue-gerontologie-et-societe1-2003-1-page-23.htm

 

Au format pdf :

Sommes-nous égaux face à la douleur de nos semblables ?

25 Septembre 2020, 05:14am

Publié par Bernard Pradines

Images extraites de la publications : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC6870998/ (Han et al, 2020)
Images extraites de la publications : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC6870998/ (Han et al, 2020)

Images extraites de la publications : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC6870998/ (Han et al, 2020)

L’étude de l’empathie à la douleur passe désormais par l’imagerie cérébrale de ceux à qui on présente l’image d’une personne souffrante. Pour les soignants, ces résultats doivent encourager à l’écoute et à l’interdisciplinarité lors la détection et de l’évaluation de la douleur.

C'est ce que nous suggère déjà l'étude d’Osborn publiée en 2009 (Osborn et al, 2009). Des images ou de courts clips montrant des situations douloureuses sont présentés à des sujets non douloureux. Approximativement un tiers d'entre eux font état d'une authentique expérience douloureuse lors du visionnement de ces scènes. Parmi les « répondeurs », dix d'entre eux sont comparés à dix « non-répondeurs » dans une étude avec IRM encéphalique. On présente alors à tous les sujets des images fixes de situations douloureuses. Les répondeurs activent des aires cérébrales en relation avec les sensations et les émotions éprouvées lors d'une expérience douloureuse. Ceci contraste avec les non-répondeurs qui activent très peu ces zones.

Cette étude est fort instructive quant aux disparités observées lors de l'hétéroévaluation de la douleur chez la personne âgée non verbalisante. 

La subjectivité de l'observateur est un élément majeur de l'appréciation clinique. Ces constats demandent encore à être précisés. Mais il est troublant de constater que des marqueurs d’imagerie encéphalique d’empathie à la douleur peuvent être différents selon un critère aussi trivial que l’attractivité du visage (Kopis et al, 2020). Tremblay retrouve aussi des variations interindividuelles face à des représentations faciales de douleur (Tremblay et al, 2020). Autre exemple, une relation entre empathie à la douleur d’autrui et le fait d’être un consommateur excessif d’alcool a été mise en évidence par Rae (Rae et al, 2020). L’épilepsie essentielle pourrait aussi jouer un rôle (Jiang et al, 2020) négatif sur l’empathie à la douleur.

Ainsi, les résultats de diverses études récentes sont troublants et pourraient nous aider, encore timidement, à comprendre pourquoi nous n’avons pas tous la même aptitude à ressentir la douleur d’autrui. Ceci aura des conséquences philosophiques, anthropologiques  et psychologiques considérables. Pour les soignants, c’est la modestie individuelle qui est au rendez-vous du travail en équipe et de l’écoute des autres témoins de la personne douloureuse.

Références :

  • Osborn J, Derbyshire SW. Pain sensation evoked by observing injury in others. Pain. 2010;148(2):268-274. doi:10.1016/j.pain.2009.11.007
  • Kopiś N, Francuz P, Zabielska-Mendyk E, Augustynowicz P. Feeling Other People's Pain: An Event-Related Potential Study on Facial Attractiveness and Emotional Empathy. Adv Cogn Psychol. 2020;16(2):169-175. Published 2020 May 29. doi:10.5709/acp-0294-8
  • Tremblay MB, Marcoux A, Turcotte V, et al. I Can But I Shall Not Always Be Empathic [published online ahead of print, 2020 Aug 5]. Psychol Rep. 2020;33294120945180. doi:10.1177/0033294120945180
  • Rae CL, Gierski F, Smith KW, et al. Differential brain responses for perception of pain during empathic response in binge drinkers compared to non-binge drinkers. Neuroimage Clin. 2020;27:102322. doi:10.1016/j.nicl.2020.102322
  • Jiang Y, Zhu M, Yu F, Wang K. Impaired empathy in patients with idiopathic generalized epilepsy: An event-related potentials study [published online ahead of print, 2020 Jul 18]. Epilepsy Behav. 2020;111:107274. doi:10.1016/j.yebeh.2020.107274
  • Images :  Han S, Fan Y, Xu X, et al. Empathic neural responses to others' pain are modulated by emotional contexts. Hum Brain Mapp. 2009;30(10):3227-3237. doi:10.1002/hbm.20742