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GérontoLiberté

Couper, écraser ou ouvrir des médicaments

30 Mai 2014, 08:27am

Publié par Bernard Pradines

Couper, écraser ou ouvrir des médicaments

Couper, écraser ou ouvrir des médicaments : voici un problème quotidien en gériatrie, en particulier en cas de troubles de la déglutition ou de certains troubles du comportement. Le prescripteur et l'administrateur sont souvent désorientés devant la complexité de ces questions.

Aussi, après avoir passé en revue les ressources sur ce thème, il me semble que la liste de Hôpitaux Universitaires de Genève (HUG) semble la plus complète et surtout mise à jour régulièrement. La dernière actualisation date du 28 janvier 2014 alors que sa version initiale date de 2004.

Bien sûr, les auteurs de cette liste mettent en garde contre une utilisation non contrôlée : "La pharmacie des HUG décline toute responsabilité en cas d’utilisation des informations disponibles sur son site internet hors des HUG ".

Elle n'en constitue pas moins une référence dans ce domaine, facilement utilisable en format pdf. Du fait des divers noms de présentations suivant les pays, on pourra se référer aux DCI (dénomination commune internationale) :

http://pharmacie.hug-ge.ch/infomedic/utilismedic/tab_couper_ecraser.pdf

Je prends de l’âge, ça se soigne docteur ?

27 Mai 2014, 08:05am

Publié par Papi

Je prends de l’âge, ça se soigne docteur ?

Une enquête a révélé qu’aux Etats Unis les ventes de médicaments visant à combattre les effets de la vieillesse avaient augmenté de 32 % entre 2007 et 2011. Ils occupent la 3ème place après les médicaments traitant le diabète et le cholestérol. Ils font l’objet d’un gigantesque effort publicitaire au nom du «vieillissement réussi » et de la longévité, comme s’il s’agissait là de marchandises.

L’augmentation la plus importante se rencontre chez les personnes âgées de 45 à 64 ans qui veulent lutter contre la calvitie, les fuites urinaires, les rides, l’insomnie, la ménopause (traitements hormonaux substitutifs de la ménopause), les dysfonctions sexuelles, la baisse des facultés intellectuelles, le besoin d’aller fréquemment aux toilettes. Les médicaments concernant la maladie d’Alzheimer, la démence, les maladies aigues ou chroniques n’ont pas été pris en compte.

A partir de 65 ans, la demande est identique avec une augmentation des médicaments contre les dysfonctions sexuelles et une diminution de ceux visant à améliorer les performances intellectuelles.

On doit noter que les dépenses entraînées sont élevées. Que tous les médicaments peuvent avoir des effets secondaires et qu’il est important de prendre en considération leurs avantages et leurs inconvénients.

Le Dr Hadler, professeur de médecine à l’université de Caroline du Sud pense qu’une personne âgée doit considérer que les changements qui accompagnent la vieillesse sont normaux, non pathologiques, qu’il faut apprendre à les accepter plutôt que livrer une bataille perdue d’avance. Pour lui les défis que suscitent le vieillissement et la fin de la vie peuvent être relevés avec sagesse, dignité et confiance.

Sources :

Judy Graham, The New York Times, http://newoldage.blogs.nytimes.com/2012/11/14/fighting-off-age-at-the-pharmacy-counter/ Novembre 2012.

Judy Graham s’est inspirée du livre du Dr Hadler “Rethinking Aging: Growing Old and Living Well in an Overtreated Society” (University of North Carolina Press, 2011).

On trouve un bref résumé (en français) du livre sur : http://www.amazon.ca/Repenser-vieillissement-Nortin-M-Hadler/dp/2763798276 .

Des droits inconnus

23 Mai 2014, 17:55pm

Publié par Bernard Pradines

Des droits inconnus

C'est peu dire que les droits des personnes âgées vulnérables sont mal connus. Par exemple en cas de volonté de recours contre une décision les concernant dans un différend avec un établissement. On peut penser bien sûr d'abord à un placement en contrainte.

Pour cela, la loi a pourtant prévu une disposition demeurée confidentielle : la personne qualifiée.

Article L311-5 du Code de l'action sociale et des familles :

« Toute personne prise en charge par un établissement ou un service social ou médico-social ou son représentant légal peut faire appel, en vue de l'aider à faire valoir ses droits, à une personne qualifiée qu'elle choisit sur une liste établie conjointement par le représentant de l'Etat dans le département, le directeur général de l'agence régionale de santé et le président du conseil général. La personne qualifiée rend compte de ses interventions aux autorités chargées du contrôle des établissements ou services concernés, à l'intéressé ou à son représentant légal dans des conditions fixées par décret en Conseil d'Etat ».

Source : http://tinyurl.com/n8lygpe

Par exemple, dans le département, du Tarn, il est possible de s'adresser à trois personnes depuis le 4 décembre 2012 : http://www.geriatrie-albi.fr/Arrete_ARS-PCG-personne-qualif_Tarn_2012.pdf

On se reportera aussi utilement à l’article d’AgeVillage :

http://www.agevillage.com/article-7109-1-service-maison-de-retraite-personnes-agees-droits-personne-qualifiee.html