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GérontoLiberté

Les problèmes d’audition ne doivent pas être négligés

29 Novembre 2016, 06:56am

Publié par Louis Lacaze

Les problèmes d’audition ne doivent pas être négligés

L’allongement de la durée de vie s’accompagne de problèmes de santé, dont la presbyacousie qui touche environ 60% de la population de plus de 60 ans et près de 80% des personnes de plus de 80 ans. Et seulement un malentendant sur cinq aux Etats-Unis utilise un appareil auditif.

Un malentendant aura tendance à s’isoler, devra affronter la solitude et ses graves conséquences sur la santé. De plus, Lin et Ferruci, auteurs américains, ont constaté qu’une perte de l’audition était accompagnée d’une augmentation du risque de chute multiplié par trois, de dépression, de déclin des capacités cognitives, d’un risque de démence doublé avec une perte de l’audition modérée, triplé avec une perte moyenne et quintuplé avec une perte de l’audition importante. Ils pensent que retarder l’utilisation d’appareils auditifs rend plus difficile, voire impossible le retour au niveau auditif d’origine : d’autres études suggèrent que les circuits nerveux concernant l’audition cessent d’être actifs pour apporter de l’aide à d’autres circuits, ceux de la vision par exemple.

Si les freins psychologiques peuvent expliquer la réticence des malentendants à se faire appareiller, les médecins considèrent trop souvent un problème d’audition comme une simple gêne accompagnant l’avancée en âge et non un problème médical. Le prix des appareils auditifs, nettement dissuasif, n’a curieusement pas baissé avec les progrès de l’électronique comme celui des téléphones, télévisions etc. En attendant une augmentation sensible des remboursements de la Sécurité Sociale et des mutuelles l’auteur de l’article suggère que des appareils auditifs puissent être testés et vendus à un prix raisonnable en pharmacie à côté du présentoir des lunettes pour presbytes légers.

Sources :

Visites d'un(e) bénévole en EHPAD pour les nuls

25 Novembre 2016, 06:56am

Publié par Louis Lacaze

Visites d'un(e) bénévole en EHPAD pour les nuls

Linda Watson, professionnelle de la santé, rappelle 7 règles de base qu’un visiteur peut garder en mémoire.

1 – Renseignez-vous avant d’entrer dans la chambre d’un résident que vous connaissez mal. Son état de santé peut, sinon interdire la visite, du moins la déconseiller.

2 – Mettez-vous à l’aise. Si vous portez un manteau, un vêtement chaud, enlevez-le. Prenez une chaise et installez-vous près du résident, vos yeux doivent être si possible au niveau des siens, maintenez un bon contact visuel.

3 – Coopérez avec le personnel. S’il entre dans la chambre pendant votre visite, n’attendez pas qu’on vous demande de sortir, posez immédiatement la question.

4 – Pensez à manifester les signes d’affection qui vous sont habituels (baisers, caresses).ou prenez la main, le bras de la personne. Vous pouvez d’abord proposer de faire le geste « est-ce-que je peux vous prendre la main ? ».

5 – Ne pas rechercher à tout prix l’originalité dans la conversation. Le temps qu’il fait, les nouvelles de personnes connues, l’actualité courante peuvent être très appréciés. Une pointe d’humour de temps à autre peut déclencher un sourire.

6 – Quelques fois, le silence est d’or. Ne pas chercher à combler les silences à tout prix. Pourquoi ne pas rester calmement assis, éventuellement écouter de la musique. Un résident faible, sous calmants, appréciera votre présence dans le calme.

7- En partant, ouvrez une perspective en faisant une promesse. Vous repenserez à tout ce que le résident vous a dit, vous reviendrez le voir. Attention : ne promettez que ce que vous pourrez réaliser.

Veillez à rester à l’écoute, à être naturel, votre visite sera une réussite.

Source :

Linda Watson Preparing for your visit with someone in hospice care http://www.kevinmd.com/blog/2012/02/preparing-visit-hospice-care.html

L’effet placebo : ce méconnu.

22 Novembre 2016, 06:03am

Publié par Bernard Pradines

L’effet placebo : ce méconnu.

J’ai déjà eu l’occasion de m’exprimer sur l’utilisation d’un placebo en gériatrie, emploi que je considère comme non éthique et non déontologique dès lors que le patient n’est pas informé de la substance administrée.

De nombreuses questions demeurent en suspens. Une courte revue  récente de la littérature laisse entrevoir une variabilité de cet effet, au moins dans les douleurs neuropathiques. Pour les auteurs, l’effet placebo est responsable d’une diminution moyenne de 18 % des douleurs par rapport à la valeur de base, alors que les médicaments actifs les diminuent en moyenne de 34 %.

Plus intéressant et novateur :

  • cet effet augmenterait avec le temps lors des études menées versus placebo. Une explication en serait l’augmentation de l’attention portée aux sujets de l’étude, en raison du plus grand nombre de contacts avec les équipes de recherche, accompagnés d’effets de soutien et d’éducation.
  • cet effet serait géographiquement variable, maximal aux USA.
  • dans des paradigmes de conditionnement, on a pu démontrer que des expériences antérieures positives augmentent – alors que des expériences négatives diminuent – l’effet du médicament administré. Ceci a également été observé concernant l’efficacité des placebos.

En conclusion, donner un placebo sans information du patient demeure discutable, à mon avis à réfuter.  Par ailleurs, l’étalon supposé fixe représenté par le placebo dans les études cliniques doit être remis en question.  Enfin, il convient de distinguer le placebo de l’effet placebo. Ce dernier devrait toujours être renforcé lors de l’administration d’une substance antalgique à l’aide d’explications sur les effets du médicament.

Source ci-dessous :