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GérontoLiberté

Troisième proposition issue du congrès du 26 mars 2015 à Toulouse

29 Avril 2016, 05:45am

Publié par Bernard Pradines

Thème : « éthique et gériatrie »

Les progrès en soins palliatifs des personnes âgées se font attendre.

Les résultats fournis par l’ONFV sont éloquents.  Il convient d’entreprendre une formation généralisée des médecins et des personnels soignants à la lutte contre la douleur, en particulier en fin de vie.

Les soins palliatifs sont encore trop peu développés dans  les endroits où les décès sont les plus nombreux : hôpitaux, cliniques, établissements pour personnes âgées.

N.B. Depuis ce congrès, la loi du 2 février 2016 a été promulguée. Elle stipule :

" La formation initiale et continue des médecins, des pharmaciens, des infirmiers, des aides-soignants, des aides à domicile et des psychologues cliniciens comporte un enseignement sur les soins palliatifs."

Deuxième proposition issue du congrès du 26 mars 2015 à Toulouse

26 Avril 2016, 05:24am

Publié par Bernard Pradines

Thème : « éthique et gériatrie »

 

L’anticipation est fort à la mode dans une perspective d’autonomie de la personne âgée.

Toutefois, il convient de proposer sans imposer :

  • la désignation d’une personne de confiance rapidement et à tout âge,
  • la rédaction de directives anticipées en cas de diagnostic d’une maladie chronique et potentiellement fatale,
  • le mandat de protection future avec l’avancée en âge et le risque accru de maladie neurodégénérative.

La loi ne peut pas tout. L’éthique est préférable à la loi.

Devant la complexité des mesures, il conviendrait de favoriser la création de « consultations médico-juridiques », en particulier au niveau des consultations-mémoire. Ceci permettrait de préciser la place des différentes anticipations : directives anticipées, mandat de protection future, personne de confiance.

Attention : la tendance actuelle est de présenter la rédaction de directives anticipées ou la désignation d’une personne de confiance comme un devoir et non comme un droit. C’est ainsi que l’on déplore la non-rédaction de directives anticipées dans un cas célèbre opposant entre eux des membres d’une famille déchirée autour du sort de leur fils ou époux. Quant à la désignation de la personne de confiance à l’entrée en hospitalisation, elle semble aller de soi par la présentation d’un formulaire de désignation sans précision quant au caractère facultatif de cette démarche. Cette dérive comporte le risque de stigmatiser les patients qui n’auront pas souhaité faire part de leurs volontés anticipées, qu’elles soient confiées à une personne ou couchées sur le papier.

La Haute Autorité en Santé (HAS) et la fin de la vie

24 Avril 2016, 05:55am

Publié par Bernard Pradines

La Haute Autorité en Santé (HAS) et la fin de la vie

La HAS publie en ligne le 7 avril 2016 les documents suivants :

  • un modèle de formulaire de directives anticipées.
  • un document destiné aux professionnels de santé et du secteur médico-social : intérêts des directives anticipées pour la personne et pour le professionnel, propositions sur le quand et comment aborder le sujet, réflexions sur le sens et le contenu du dialogue.
  • un document sur la personne de confiance accompagné du formulaire de désignation ;
  • une note méthodologique et de synthèse documentaire

Adresse :

http://www.has-sante.fr/portail/jcms/c_2619437/fr/les-directives-anticipees-concernant-les-situations-de-fin-de-vie

Mes commentaires personnels : bien que le premier texte, relatif aux directives anticipées, ne soit pas encore intégré dans un décret issu de la loi du 2 février 2016, il présente deux formulaires de rédaction des directives anticipées conformément à la loi. Ils sont proposés selon les deux  situations prévues : personne en bonne santé ou personne atteinte d’une maladie grave.

La personne de confiance est présentée dès le premier document. A noter une approximation concernant cette personne « qui parlera en votre nom si vous ne pouvez plus vous exprimer». En fait, la loi du 2 février 2016 est formelle sur ce point : la personne de confiance ne représente pas le malade mais « rend compte de la volonté de la personne », ce qui n’est pas équivalent.