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GérontoLiberté

Le premier village Alzheimer français : visioconférence avec débat

29 Décembre 2020, 06:02am

Publié par Bernard Pradines

Image issue de : https://www.sudouest.fr/2017/10/18/l-ordonnance-du-bien-vieillir-du-docteur-poch-3872276-2495.php

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Sous l'égide de l'Association Tarnaise de Gérontologie (ATG), je vous invite à une visioconférence avec débat le mardi 12 janvier 2021 à 18 heures. Cette réunion est ouverte à tout public dans la limite de 100 personnes.

Thème : le premier village Alzheimer français

S'inscrire à l'adresse : bpradines@aol.com

par Bernard Poch

 Bernard POCH est psychogériatre retraité.

Membre du Collège éthique du Village

Il écrit :

 "J’ai eu la chance de faire toute ma carrière hospitalière au CH de Dax sur un vaste ensemble, au départ énorme Maison de Retraite hospice où tout était à faire pour cheminer vers la Gériatrie, puis vers la Psychogériatrie et le soin Alzheimer avec une filière spécifique.

Ce fut long, plein d’embuches et de retards, mais fort riche d’expériences et de satisfactions à terme.

En 2013, le Président du Département, Henri Emmanuelli, après avoir lu un reportage sur le Village pilote hollandais d’accueil Alzheimer, décide de s’atteler à un projet identique pour le département des Landes : un environnement sécurisé en petites unités de vie où la prise en soin et l’accompagnement privilégieront le soin non médicamenteux.

Une bastide avec plusieurs prestations et services comme dans un village favorisera la perception par les villageois d’un milieu de vie presque comme chez soi.

Le choix de Dax est fait pour la réalisation de ce projet innovant, pour l’instant le premier en France.

Le Village a ouvert en juin 2020 avec les contraintes de la pandémie…"

Peut-on prévoir l’avenir de la Covid-19 ?

25 Décembre 2020, 06:29am

Publié par Bernard Pradines

Peut-on prévoir l’avenir de la Covid-19 ?

Je ne vous traiterai pas mon sujet de philosophie du baccalauréat 1967 : « comment et dans quelle mesure peut-on prévoir l’avenir ? »

Non, mais je souhaite partager ce que d’autres que moi, bien plus documentés, loin des spéculations hasardeuses, ont essayé de modéliser.

Les travaux de l'Impérial College publiés le 26 mars 2020[1] et celui de Chowdhury (Chowdhury et al, 2020)[2] nous permettent d’y voir un peu plus clair. Ce dernier, publié en mai 2020, présente une simulation de mesures contre la Covid-19 plus moins sévères durant cinquante jours suivies de relâchement pendant trente jours. Le cycle se répète jusqu’à extinction.

C’est donc une décroissance irrégulière, en dent de scie, sur une durée de l'ordre d’un an et demi, qui est proposée dans des pays dits riches tels que la Belgique et les Pays-Bas.

Toutefois, cette projection est sujette à caution car il s’agit de tenir compte de facteurs divers :

- des mesures barrières qui seront plus ou moins imposées et acceptées par les populations.

- des objectifs d'épargne des services de réanimation (ICU) qui varient selon les pays.

- d'impératifs économiques qui entrent en conflit avec les impératifs sanitaires. 

- de la disponibilité de vaccins plus ou moins efficaces. 

En tout cas, l’année 2021 semble pour le moins nécessaire pour se débarrasser définitivement du SARS-Cov-2 au niveau mondial.

Maltraitance et confinement

22 Décembre 2020, 06:32am

Publié par Louis Lacaze

Maltraitance et confinement
Maltraitance et confinement

Les professions médicales ont pu noter qu’avec la covid-19 le sujet de la maltraitance se retrouvait plus souvent à l’ordre du jour. Ses manifestations peuvent être actives, avec des coups, des critiques, un abus de certains médicaments aussi bien que passives où lorsqu’en s’abstenant d’apporter à la personne une certaine attention, on lui cause un préjudice. Parfois l’aidant peut avoir l’impression de faire de son mieux et ne perçoit pas la souffrance de la victime dans un cas sur dix et la proportion s’élève à environ un cas sur deux devant un cas de démence.

Pendant les premiers stades des démences, les maltraitances d’ordre financier sont les plus répandues, d’autant plus que les seniors deviennent vulnérables face aux tentatives d’escroquerie. Avec une totale bonne foi, les enfants vont déclarer que le grand-père est tout heureux d’être financièrement utile. Devant les cas de démence plus avancés présentant un comportement pathologique, on rencontre des agressions physiques, puis devant les cas les plus graves s’ajoutent de cas de malnutrition et d’absence d’hygiène.

Diagnostiquer les cas de maltraitance physique présente des difficultés. Les capillaires deviennent fragiles avec l’âge, certains médicaments favorisent l’apparition d’hématomes. Si un dément présente une fracture de la hanche après une chute comment savoir s’il a été poussé ? Placer un senior maltraité en maison de retraite alors qu’il aimerait rester chez lui, prêt à accepter les mauvais traitements, place le médecin devant une situation complexe dans sa recherche de la meilleure solution.

Un praticien expérimenté se montre prudent. Il observe le langage corporel du senior et des accompagnants et les écoute attentivement. L’accompagnant présente-il des signes d’agressivité ? Corrige-il constamment les avis du senior ? Si la famille suggère qu’une fille viendra vivre avec mamie, établir le profil de la personne s’impose, tout comme le questionnement du senior sur ce choix qui peut révéler une inquiétude ou des réticences. Le praticien retiendra trois questions clés à poser systématiquement : est-ce- que quelqu’un vous donne des coups ? Avez-vous peur de quelqu’un ? Est-ce-que l’on vous prend votre argent contre votre gré ?

Source

Laura Mosqueda professeur de gériatrie Elder Mistreatment podcast animé par Alex Smith et Eric Widera

If you looked at the academic literature, you would think that elder abuse and neglect, collectively called elder mistreatment, did not exist before the 1990s. Of course, that's not true at all, it was hidden, covered, and not a major subject of research.