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GérontoLiberté

Comment dire au revoir à un proche qui va mourir (2 /2)

28 Août 2015, 07:43am

Publié par Louis Lacaze

Voir la première partie de cet article :

Ne pas contredire la personne en fin de vie.

Comment réagir à une phrase telle que « Je vois que je vais mourir » ? Ne pas répondre : « mais non ! », vous n’êtes pas Dieu le Père. Dire plutôt : « je ne sais pas. Comment tu te sens ? »

Dire la vérité, mais un petit mensonge n’a jamais fait de mal à personne.

Inutile de rappeler que vous avez des difficultés financières, que des brouilles dans la famille persistent. La personne en fin de vie cherche à s’assurer que tout est en bon ordre et qu’elle peut partir sans regrets.

Continuez à parler, même si vous avez l’impression qu’elle ne vous entend pas.

De nombreuses études montrent que l’ouïe est le dernier sens à disparaitre. Dites tout ce que vous n’avez pas osé encore dire, plus tard vous risquez fort de regretter de ne pas l’avoir fait. Un serrement de main vous fera peut-être comprendre que le message est passé.

On peut dire beaucoup de choses sans ouvrir la bouche.

Si parler est difficile, garder la main de la personne dans la vôtre, lui caresser le bras, lui sourire permettent de dire au-revoir avec efficacité et tendresse.

En sortant de la chambre comment dire au-revoir ?

On ne sait pas s’il s’agit de la dernière visite, aussi c’est le moment d’exprimer encore une fois vos sentiments, votre estime, votre pardon éventuel, de rassurer. « Je t’aime, dors bien » et un dernier contact physique.

Sources :

http://www.caring.com/articles/how-to-say-goodbye : article de Paula Spencer Scott

http://www.caring.com/articles/ways-to-connect-when-a-loved-one-is-dying

http://www.caring.com/reflections/david-kuhl-reflection : entretien avec un spécialiste des soins palliatifs

A Doctor's Wisdom on Talking to the Dying : texte ci-dessus abrégé

Comment dire au revoir à un proche qui va mourir ( 1 /2)

25 Août 2015, 06:40am

Publié par Luois Lacaze

Dire au revoir est difficile : il est inutile de penser que l’inspiration viendra spontanément. Des personnes ayant connu cette épreuve ont bien voulu faire partager leurs expériences, dire ce qu’elles étaient heureuses d’avoir pu faire et surtout regrettaient de ne pas avoir fait. Plusieurs gériatres et spécialistes en soins palliatifs ont aussi donné leurs points de vue.

Ne pas attendre le dernier moment.

Personne ne peut prédire le moment précis du dernier souffle et un certain nombre de choses importantes doivent être dites. Par exemple :”je t’en prie pardonne moi, merci, je t’aime”.

On ne doit pas cacher qu’on sait que la fin est proche.

Echappez à la conspiration du silence. La personne en fin de vie a généralement conscience de son état. Si elle a l’impression que personne ne s’en rend compte, elle aura tendance à être anxieuse et inquiète, se sentira abandonnée : « ils s’occupent de leurs problèmes, pour eux je suis déjà partie ». Avec une sorte de prémonition, elle parlera souvent de voyager, d’aller voir un endroit précis. On peut enchainer en décrivant un voyage calme, facile, tranquille.

Elle a souvent des choses à dire avant le grand départ mais n’a personne à qui se confier. Il est donc important de se montrer un auditeur attentif.

Tous les professionnels soulignent l’importance du contact physique qui est loin d’être spontané dans nos civilisations. Faites l’effort de serrer la main, de toucher le bras, l’épaule, d’embrasser un parent. La personne se sentira importante à vos yeux et enveloppée d’affection.

Sources :

Voir la deuxième partie de cet article :

Comment dire non à un proche atteint de démence sans dire "non" (2 / 2)

18 Août 2015, 07:10am

Publié par Papi

Quand la résistance est forte, par exemple si la personne refuse catégoriquement de se doucher, on a tendance à supplier ou à déclencher un conflit. Le Dr Ken Tobbins, spécialiste de psychiatrie en gérontologie de l’université de Wisconsin, souligne que « plus l’un pousse plus l’autre tire » et suggère des approches différentes.

- D’abord éviter de supplier, de menacer.

Plutôt prendre en considération le point de vue de la personne, la moitié du chemin sera ainsi parcourue. La personne en opposition veut avant tout prouver qu’elle est autonome, elle souhaite qu’on la comprenne, qu’on la prenne au sérieux.

- Poser des questions au lieu de donner des ordres.

 Au lieu de dire à la personne ce qu’elle doit faire, lui demander son avis. Etre attentif sans être condescendant devrait amener compréhension et acceptation. Avoir de l’imagination : « nous aurons peut-être une visite aujourd’hui, tu ne serais pas mieux après une bonne douche, puis je te coifferai ? »

- Faire appel à un tiers.

La personne peut prendre un malin plaisir à vous dire non mais n’aurait pas le même comportement avec un autre membre de la famille, le médecin ou une infirmière. « Si X venait, il dirait que tu te laisses complètement aller ».

- Ne pas tout demander en une fois.

« Aujourd’hui on pourrait un peu ranger ta chambre. Dans quel tiroir tu voudrais mettre les chaussettes ? »

- Ne donner des ordres qu’en cas d’urgence.

Tout comme un jeune enfant apprend très vite à ne tenir aucun compte des interdictions ou ordres constamment répétés, une personne dépendante au plan psychique risque de faire de l’opposition systématique si les ordres sont permanents. Si le bâton est interdit, la carotte ne l’est pas : « tu auras ton dessert dès que tu auras pris ton comprimé ».

Sources :  http://www.caring.com/articles/how-to-get-someone-to-cooperate-tactics-for-caregivers?utm_medium=email&utm_source=suggests&utm_content=20130516