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GérontoLiberté

Articles avec #ehpad

J’ai visité le premier village Alzheimer au monde

27 Janvier 2017, 06:52am

Publié par Bernard Pradines

J’ai visité le premier village Alzheimer au monde

Pourquoi un village ? Pourquoi pas une résidence traditionnelle telle qu’un EHPAD ?

Pourquoi ne pas répartir ces personnes âgées de plus de 65 ans, désorientées, souffrant de troubles cognitifs sévères, dans des unités situées dans des villages existants comme à Saint-Nazaire ?

Pourquoi ce premier village ? Il fut inauguré en 2009 près d’Amsterdam aux Pays-Bas. D’autres sont en cours de réalisation, tel que celui qui est en projet à Dax en France.

Ceux qui ont conçu et réalisé « De Hogeweyk » ont donné de l’espace en plein air aux 152 résidents. Ils ont voulu procurer liberté et voisinage comme dans une vraie localité. La seule issue extérieure est surveillée visuellement à l’aide d’un sas. Mais les portes des parties communes s’ouvrent automatiquement lors de toute approche, y compris celle de l’ascenseur qui navigue automatiquement entre les deux niveaux.

Les résidents sont répartis et regroupés en affinités en fonction d’études issues des sciences humaines selon leur « style de vie » antérieur et leur choix éventuel.

Résidents, familles, professionnels et bénévoles bénéficient d’un environnement conçu au plus près de l’image de la vie du pays : places et rues portent un nom habituel, on y trouve entre autres un supermarché, un bar-restaurant, un salon de coiffure et de beauté, un salon de musique, une médiathèque et même un théâtre.

Le rassemblement en un vaste lieu unique autorise ces facilités autrement inconcevables si les unités de 6 ou 7 résidents de « De Hogeweyk » étaient dispersées dans des sites distincts et distants.

L’ameublement et la décoration se rapprochent au maximum de l’habitat normal des occupants. Tout est étudié pour ressembler à la vie quotidienne jusque dans les moindres détails. Quant à eux, les intervenants, quelles que soient leurs professions, sont spécialement informés des pathologies accompagnées.

Bien sûr, il y a toujours un revers à la médaille ; par exemple, une telle expérience pilote coûte cher à la collectivité néerlandaise et n’est assurément pas exportable à l’identique. Pourtant, je suis reparti troublé par ma visite du 17 août 2016.

Il n’existe aucune solution idéale, chacun le sait. Toutefois, le principe du village hollandais devenu réalité serait-il la moins mauvaise proposition pour des personnes dont le séjour à domicile n’est plus possible ?

Est-il possible d’ignorer « De Hogeweyk » ?

Pour en savoir plus :

Morts par grippe en France : un scoop ?

10 Janvier 2017, 06:13am

Publié par Bernard Pradines

Certes, il est normal que l’on s’interroge sur une épidémie. Commun aussi que l’on cherche à limiter le nombre de victimes. Pourtant, rien n’est surprenant dans cet épisode fort médiatisé. Je me propose ici de m’interroger sur la disproportion entre l’événement et le retentissement qu’il reçoit dans la presse.

Pas de surprise donc. Si treize personnes âgées de 91 ans en moyenne sont décédées récemment dans un tableau d’infection grippale, il convient d’abord de se demander quel était le contexte pathologique chronique de ces personnes considérées individuellement. En effet, le « terrain » conditionne au premier plan l’agressivité de l’épidémie.

Beaucoup d’émotion aussi car seulement six d’entre elles étaient vaccinées contre la grippe. Si ce chiffre semble faible, il faut le rapporter aux taux décroissants de vaccination antigrippale en France, de l’ordre de moins de 50 %. Un taux de 80 % est toutefois avancé dans la presse pour les personnes âgées vivant en établissement. Par ailleurs, la vaccination est moins efficace chez les personnes âgées du fait de l'immunosénescence.

Bien sûr, il faut attendre les résultats de l’enquête en cours. Pourtant, certaines données sont déjà bien connues. Exemple : une idée fausse très répandue considère que le risque de contamination va de la personne âgée chroniquement malade vers ceux qui l'approchent et non l’inverse. Ainsi, les mesures de protection des personnes peuvent être à sens unique, dans le mauvais sens pour la grande majorité des situations. D’où un immense pan défectueux de la prévention : le taux très faible de vaccination, voire inexistant, des personnels soignants, des familles et de tout l’entourage des personnes âgées (1).

D’autres facteurs interviennent comme la sous-utilisation de la vaccination antipneumococcique, y compris dans ses indications les plus restrictives. Citons aussi les retards de diagnostic ou la crainte de l’utilisation trop large des antibiotiques.

Des facteurs psychologiques interviennent avec leurs conséquences concrètes : à force de répéter que la vieillesse n’est pas une maladie, qu’il faut démédicaliser les établissements, on risque de baisser la vigilance.

Enfin, ici comme lors de la canicule, la culpabilité collective devant le placement, considéré comme indigne, appelle une sanction exemplaire : celle de considérer que l’on a abandonné son parent au « mouroir ».

(1) Contal E, Putot A, Dipanda M, Perrin S, Asgassou S, Sordet-Guépet H, Manckoundia P. La couverture vaccinale contre la grippe saisonnière du personnel soignant en gériatrie : mise au point. Rev Epidemiol Sante Publique. 2016 Dec;64(6):415-423.

 

 

Un site instructif

24 Décembre 2016, 08:51am

Publié par Louis Lacaze et Bernard Pradines

Voici  une source officielle d’information non négligeable pour les séniors et leurs familles ainsi qu'une incitation à s’entretenir physiquement (gymnastique séniors, hygiène de vie) pour retarder le plus possible une échéance bien souvent inéluctable.

On trouvera aussi, entre autres, des renseignements sur les tarifs des établissements autour de son domicile :