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GérontoLiberté

Cartes Alzheimer et maladies apparentées

29 Mai 2018, 05:20am

Publié par Bernard Pradines

Un patient souffrant de maladie d'Alzheimer ou d'une maladie apparentée parvenue au stade de désorientation avec errance devrait certainement  être porteur, quand ceci est réalisable, des renseignements contenus dans les documents suivants :

www.geriatrie-albi.com/carte_urgence_Alzheimer.pdf

www.geriatrie-albi.com/cartes_2017.pdf

Il conviendra toutefois d’obtenir le consentement du patient dans toute la mesure du possible car il s’agit ici, comme toujours, de diagnostics qui appartiennent au malade et couverts par le secret médical.

Domicile et personnes âgées : racisme ?

25 Mai 2018, 05:40am

Publié par Bernard Pradines

Extrait d’un texte de Christelle Avril (sociologue) paru en mars 2013

« Mais en passant du temps dans les locaux de l’association et en aidant le personnel administratif dans son travail, j’ai découvert à quel point les propos racistes s’exprimaient librement au quotidien, au point de faire naître une « ambiance raciste ». »

A lire en entier à l’adresse : https://www.cairn.info/revue-plein-droit-2013-1-page-11.htm

Mourir comme un chien ?

22 Mai 2018, 05:21am

Publié par Louis Lacaze

Fille de vétérinaire, propriétaire de cinq chiens, j’espère continuer à faire preuve de beaucoup de compassion quand leur dernière heure sera venue. J’en ai perdu beaucoup et penser à eux me remplit toujours de tristesse. Toutefois je sens qu’ils ont quitté notre monde beaucoup plus librement que tous les proches qu’il m’a été donné de perdre. Ils n’ont pas souffert, peut-être ont-ils ressenti une pointe d’inquiétude en se demandant ce qui leur arrivait, ce qu’ils découvriraient de l’autre côté; après tout il se pourrait qu’ils en sachent plus que nous.

De mon côté comme je ne les ai pas vu souffrir pendant des jours, des semaines ou des années j’ai éprouvé moins de peine. Comme je ne sais pas comment ils aimeraient vivre leurs derniers instants je leur procure un dernier témoignage d’amour et de respect en évitant toute trace d’éventuelle culpabilité pour ne pas avoir soulagé leur souffrance.

Je suis médecin, j’aimerais que devant la mort nous puissions avoir la même attitude. Puissions-nous mourir paisiblement entourés de nos amis plutôt que d’être couverts de tubes et d’appareils nous maintenant en vie. Ne vous méprenez pas, il existe un temps pour tout : il existe un moment où tout doit être fait pour lutter contrer la douleur un jour de plus. Elle fait partie de la vie. Mais elle ne doit pas nous écraser pendant les derniers jours qu’il nous reste à vivre. S’il y a un temps pour soigner et guérir il ne doit pas nous conduire à retarder la mort.

Commentaires de Bernard Pradines : ce texte est fort intéressant. On ne peut que souscrire à la volonté de maîtriser la douleur jusqu'au bout. En n'oubliant pas toutefois de s’intéresser à tous les symptômes pénibles non douloureux et à l'accompagnement dans un sens large : patient, famille, proches. Pourtant, je suis toujours un peu perplexe lorsque l'on compare  les animaux et les humains dans ce contexte. Un peu interloqué quand on se projette en se demandant "ce qu’ils découvriraient de l’autre côté". L'euthanasie des animaux sera aisément qualifiée d'assassinat chez les humains (meurtre avec préméditation) car le consentement de l'intéressé n'a pas été recueilli. Si l'on "achève bien les chevaux", il semble difficile d'appliquer ces termes aux humains, excepté lors d'un conflit armé ou d'une exécution. Plus quotidiennement, dans la vraie vie, je suis admiratif pour la grande certitude dont fait preuve ma consoeur dans ce texte. Peut-être n'a-t-elle pas encore eu le temps d'avoir des surprises lorsque ceux qui doivent mourir ne meurent pas et que, en sens inverse, meurent ceux dont on pensait que ceci ne se produirait pas avant longtemps.

Source :